Dimanche 23 août 2009
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22:11
Le petit déjeuner qui nous attend au réveil est princier : éventail de charcuteries, légumes, gâteaux, confiture de cerise maison extraordinaire, toasts grillés ...
le tout servi dans un beau service en porcelaine bleue. Nous nous faisons un devoir de ne quitter la table que lorsque que toute nourriture y a disparue.
Nous avons bien fait de d'engranger de l'énergie car le dénivelé que nous franchissons aujourd'hui n'a rien à envier à celui de la veille, le soleil brûlant et les courbatures en plus.
Nous traversons d'immenses coopératives agricoles qui semblent dédiées à la culture de l'orge, céréale nécessaire à la fabrication des énormes quantités de bières ingurgitées ici.
Il faut reconnaître que les tchèques ont de bonnes raisons de s'intéresser à cette boisson :
Déjà leurs bières sont variées et délicieuses. Si vous voulez expérimenter les raisons de cette addiction nationale vous trouverez en France la pils, la lager, la pilsner, qui vous permettrons de "goûter la République Tchèque", de manière modérée.
Et puis ici un demi litre de bière coûte moins cher que 33cl d'eau.
Nous prenons le temps de flâner dans les villages, découvrons que les cimetières sont colorés, remplis de bougies et de personnages peints. Voici quelques photos de celui de Vselec
Le restaurant que nous choisissons ce midi là est particulièrement calme
Les bordures de routes sont plantées de pruniers, les petites prunes qu'ils produisent pressées et distillées permettent d'obtenir "le slibovice", alcool que l'on boit en apéritif, juste avant de commencer la bière.
Lors de la soirée que nous avons passé à la taverne de Zlatlà Coruna, notre amie autrichienne nous avais expliqué que chaque village avait l'habitude de produire sa propre eau de vie, mais que depuis que les taxes à la distillation étaient apparues cette tradition se perdait et que les Tchèques consommaient à la place de la Vodka.
Nous faisons une pose ravitaillement à Pisek, après avoir dévalisé le rayon de yaourts et de pâtisseries traditionnelles nous nous livrons à un test comparatif rigoureux. Nous sommes contents de pouvoir discuter un moment sur le parking du supermarché avec un groupe de tchèques sympa car depuis que nous avons franchi la frontière nous avons du mal à établir le contact avec la population qui répond rarement à nos "Ahoj!" (Bonjour!). Nous nous disons que notre accoutrement, notre mode de transport doit leur paraître décalé et nous ne rencontrons pas la vague d'étonnement et de sympathie qui nous a porté à travers l'Autriche.
Alors que la nuit tombe nous partons à la recherche d'un camping qui devrait se situer en aval de Pisek au bord de la Moldau. Au bout de quelques kilomètres la route s'arrête net et nous sommes contraints de rebrousser chemin; nous rattrapons un coureur afin d'obtenir des informations mais il refuse de nous parler. Nous trouvons une autre route qui part dans la bonne direction; deux gentils tchèques (ça fait six dans une journée : c'est un record!) essayent de nous dissuader de la prendre, elle serait dangereuse et non praticable en roller.En vain... nous traversons dans un noir d'encre la forêt de Pisek, nos lampes frontales arrivent presque à éclairer jusqu'à l'avant du skate drive... La route que nous devinons sous nos roues monte beaucoup, le revêtement et très mauvais et nous arrivons sur une grande plaque non goudronnée au milieu d'une descente. Les rollers bloquent mais calés sur kiki nous évitons la chute!
Nous roulons longtemps dans le noir total et nous ne sommes pas très rassurés; les lampes frontales s'affaiblissent et les patineurs aussi...
Enfin nous apercevons de la lumière et des caravanes! mais quand nous nous approchons nous entendons des cris sortir d'un mobil home et des chiens se mettent à hurler. Nous faisons demi tour discrètement et plantons notre tente dans l'herbe folle cent mètres plus loin.
Nous avons bien fait de d'engranger de l'énergie car le dénivelé que nous franchissons aujourd'hui n'a rien à envier à celui de la veille, le soleil brûlant et les courbatures en plus.
Nous traversons d'immenses coopératives agricoles qui semblent dédiées à la culture de l'orge, céréale nécessaire à la fabrication des énormes quantités de bières ingurgitées ici.
Il faut reconnaître que les tchèques ont de bonnes raisons de s'intéresser à cette boisson :
Déjà leurs bières sont variées et délicieuses. Si vous voulez expérimenter les raisons de cette addiction nationale vous trouverez en France la pils, la lager, la pilsner, qui vous permettrons de "goûter la République Tchèque", de manière modérée.
Et puis ici un demi litre de bière coûte moins cher que 33cl d'eau.
Nous prenons le temps de flâner dans les villages, découvrons que les cimetières sont colorés, remplis de bougies et de personnages peints. Voici quelques photos de celui de Vselec
Le restaurant que nous choisissons ce midi là est particulièrement calme
Les bordures de routes sont plantées de pruniers, les petites prunes qu'ils produisent pressées et distillées permettent d'obtenir "le slibovice", alcool que l'on boit en apéritif, juste avant de commencer la bière.
Lors de la soirée que nous avons passé à la taverne de Zlatlà Coruna, notre amie autrichienne nous avais expliqué que chaque village avait l'habitude de produire sa propre eau de vie, mais que depuis que les taxes à la distillation étaient apparues cette tradition se perdait et que les Tchèques consommaient à la place de la Vodka.
Nous faisons une pose ravitaillement à Pisek, après avoir dévalisé le rayon de yaourts et de pâtisseries traditionnelles nous nous livrons à un test comparatif rigoureux. Nous sommes contents de pouvoir discuter un moment sur le parking du supermarché avec un groupe de tchèques sympa car depuis que nous avons franchi la frontière nous avons du mal à établir le contact avec la population qui répond rarement à nos "Ahoj!" (Bonjour!). Nous nous disons que notre accoutrement, notre mode de transport doit leur paraître décalé et nous ne rencontrons pas la vague d'étonnement et de sympathie qui nous a porté à travers l'Autriche.
Alors que la nuit tombe nous partons à la recherche d'un camping qui devrait se situer en aval de Pisek au bord de la Moldau. Au bout de quelques kilomètres la route s'arrête net et nous sommes contraints de rebrousser chemin; nous rattrapons un coureur afin d'obtenir des informations mais il refuse de nous parler. Nous trouvons une autre route qui part dans la bonne direction; deux gentils tchèques (ça fait six dans une journée : c'est un record!) essayent de nous dissuader de la prendre, elle serait dangereuse et non praticable en roller.En vain... nous traversons dans un noir d'encre la forêt de Pisek, nos lampes frontales arrivent presque à éclairer jusqu'à l'avant du skate drive... La route que nous devinons sous nos roues monte beaucoup, le revêtement et très mauvais et nous arrivons sur une grande plaque non goudronnée au milieu d'une descente. Les rollers bloquent mais calés sur kiki nous évitons la chute!
Nous roulons longtemps dans le noir total et nous ne sommes pas très rassurés; les lampes frontales s'affaiblissent et les patineurs aussi...
Enfin nous apercevons de la lumière et des caravanes! mais quand nous nous approchons nous entendons des cris sortir d'un mobil home et des chiens se mettent à hurler. Nous faisons demi tour discrètement et plantons notre tente dans l'herbe folle cent mètres plus loin.